La réforme du classement hôtelier français est en marche. Mesure phare, la création d’une cinquième étoile doit permettre aux palaces et aux établissements haut de gamme de concurrencer l’hôtellerie internationale.
Datant de 1986 et essentiellement basé sur des normes d’équipements, le système précédent était devenu totalement obsolète et inadapté aux exigences du marché. On se souviendra bientôt avec une pointe d’amusement de la nécessaire présence d’une cabine téléphonique dans le lobby pour pouvoir prétendre au classement 4*…
Officiellement présenté fin février par Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, le classement hôtelier français couvre désormais 5 catégories (de 1 à 5*) et voit disparaître les 0* et 4*Luxe. Il s’appuie sur un nouveau référentiel de 240 points de contrôle qui, outre les équipements, intègrent désormais les critères de services aux clients, d’accessibilité et de développement durable.
Le cahier des charges des hôtels qui souhaitent prétendre à la 5e étoile est conçu pour répondre à une clientèle internationale exigeante. La qualité de service et les langues étrangères maîtrisées par le personnel deviennent des critères prédominants. Entre autres nouveautés, les établissements demandeurs doivent proposer une réception 24h/24 dans les hôtels de plus de 30 chambres (12h/24 en deçà), un service de voiturier, une conciergerie, et des équipements tels que le coffre fort, le peignoir et l’accès Internet en chambre.
En matière d’espaces à vivre, les 5 étoiles sont désormais soumis à des règles plus contraignantes : les espaces communs doivent afficher un minimum de 90 m² et les chambres doubles, 24m² sanitaires compris.
En contrepartie, le nouveau référentiel de classement tient mieux compte de l’identité de chaque établissement grâce à l’introduction d’un système de points « obligatoires » et « à la carte ». Ainsi, le cahier des charges n’impose plus la séparation entre la chambre et la salle de bain, ce qui permet aux nouveaux concepts hôteliers et aménagements design de s’exprimer plus librement. Les établissements historiques, par nature tributaires des contraintes d’aménagement, ont désormais toutes les chances d’accéder à la 5e étoile.
Enfin, ce classement reste volontaire mais il n’est désormais valable que 5 ans. Au-delà, il appartient à l’hôtel de demander une nouvelle visite de contrôle s’il souhaite conserver son classement. Le nouveau système remplacera progressivement l’ancienne classification qui disparaîtra définitivement en juillet 2012.
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